Me voici, me voilà, Pînut, prodige du suspense, génie de la trame dramatique, pro de la mise en haleine, et fortische de LA chute boutadienne. Bref, n'en rajoutons pas ...<< Je me souviens >>
Hier soir, je divaguais seule dans les ruelles mal-éclairées de *****. La lune stagnant à son premier quartier, je peinais à distinguer le bout de mes chaussures. L'air était frais et quelques bruines batifolaient, mais rien n'arrêtait cette formidable promenade nocturne, quand soudain, je sentis une présence derrière moi. Un coup d'oeil dénué de discrétion m'apprit qu'un individu encore inconnu au bataillon me suivait. J'eus cette stupide, mais bien réelle, poussée d'adrénaline, cette stupeur incroyable. Ses pas se pressaient et ma démarche nonchalante se transforma en foulées rapides, mes semelles heurtant l'humble goudron spectateur de ma fuite. La terreur s'empara de mes jambes, les contraignant à la course. Le souffle de mon mystérieux-futur-agresseur se rapprochait de plus en plus. J'aperçus enfin une issue, ô liesse! Je m'engouffrai, tout en intrépides enjambées, dans ce boyau noir, le souffle coupé. Brusquement, et avec tout l'heroïsme qui me restait, je me détournai ... Le jovial inconnu, affublé d'un jogging, et sans convoitise, dans la rue poursuivait sa course folle ...
C'est toujours agréable ces petites histoires (bien fictives) le soir, au coin du feu. =)
* _ Père Castor, Caline, Grignotte et Benjamin, si vous m'entendez ...